Alors voilà ici c'est un espace de libre culture de soi où tout un chacun pourra venir s'abreuver de la musique des autres et présenter ses goùts. Chaque message est ouvert donc n'hésitez pas à participer ça nous fera plaisir...

25 janvier 2006

The End Of This Chapter

Nom du groupe : Sonata Arctica
Nom de l'album : The End Of This Chapter (Compilation)
Genre : Power Metal
Date : 2005
Tracklist :
1. ...of Silence
2. Weballergy
3. 8th Commandment
4. Fullmoon
5. Ain't Your Fairytale
6. Unopened
7. "abandoned, Pleased, Brainwashed, Exploited"
8. Don't Say A Word (edit Version)
9. Victoria's Secret
10. Blank File
11. My Land
12. Black Sheep
13. Wolf & Raven
14. San Sebastian (original Version)
15. The Cage
16. The End Of This Chapter
17. Draw Me (instrumental Version)


Ma critique: Bon vala je me suis demandé ce qui faisait que Sonata Arctica se demarquait du reste du monde (parce que niveau speed melodique y a quand mème un beau monde) et en fait la réponse c'est qu'il y a un son sonata arctica reconnaissable entre tous par son caractère cristallin au possible et ce Toni Kakko qui nous fait parfois douter mais qui garde toujours le contrôle. On les a vu sur des choses très ambitieuses et des reprises fabuleusement maitrisées et personnalisées tout en conservant l'originalité première de ces morceaux. Bon après on aime ou pas (Winterheart's Guild est disque d'or en finlandie...) moi bien je ne l'ai jamais caché je suis un grand fan. Alors voilà je profite de ce best of pour en parler, ce best of qui possède la tracklist idéale pour découvrir sonata arctica et uniquement des chansons cultes (bon je sais Pierrot y'a pas Tallulah mais le reste y est). En espérant que "the end of this chapter" ne soit pas un titre trop prémonitoire parce que encore un ou deux albums de la facture des précédents et on tient le groupe culte des années 2000.

Ma chanson préférée: Ah non pas de ça ici.

La note: 6/5

14 janvier 2006

Nuits rouges


Nom du groupe : Kiemsa
Nom de l'album : Nuits rouges
Genre : Ska-punk-core
Date : 2003
Tracklist :

01 - Brise glace
02 - D-Block
03 - Bavarde
04 - Cinéma
05 - Pourquoi tu te bats?
06 - Pourquoi tu te bats?
07 - Le théâtre du bruit
08 - L'atelier fantôme
09 - Oversun
10 - Apparence(s)
11 - Acida b² - désir
12 - Acida b² - utopie
13 - Acida b² - ivresse
14 - Jazz nemesis
15 - Interlude
16 - Salut à toi

Ma critique : Kiemsa, un groupe à part, des mélodies parfois un peu étranges (les trois "Acida b²" sont remarquables dans ce sens) qui vous englobent dans un univers sombre, oppressant, comme la géniale "Cinéma", qui me file des frissons à chaque fois, même au bout de la 100ème écoute... D'autres chansons aux teintes ska, passant au ska punk (les variations les plus notables sont sur "Bavarde", et surtout "Pourquoi tu te bats?", pas en deux parties pour rien...). On trouve aussi sur "Nuits rouges" un chanson jazzy, une reggae-ska, du punk plus dur... bref un mélange des genres, dans une atmosphère tantôt sympathique, dansante, sombre, de révolte... Une musique toujours servie par des paroles superbes de poésie et d'engagement... bref un véritable coup de coeur pour ce groupe et cet album, clos en beauté par une reprise du célèbre "Salut à toi" des Béruriers noirs, avec des paroles spécialement adressées aux gens du spectacle... Bravo à Kiemsa pour ces Nuits rouges!

Ma chanson préférée : pratiquement toutes, chacune ayant ses arguments...

La note : 5/5

07 janvier 2006

The Final Cut


Nom du groupe : Pink Floyd (presque...)
Nom de l'album : The Final Cut
Date : 1983
Genre : Rock psychologique (et non psychédélique)

Tracklist :
  1. The Post War Dream
  2. Your Possible Pasts
  3. One of The Few
  4. When The Tigers Broke Free
  5. The Hero's Return
  6. The Gunner's Dream
  7. Paranoid Eyes
  8. Get Your Filthy Hands Off My Desert
  9. The Fletcher Memorial Home
  10. Southampton Dock
  11. The Final Cut
  12. Not Now John
  13. Two Suns in The Sunset

Ma critique : Holà ! Pink Floyd ? 1983 ? Hmm voila de quoi nous rendre perplexe...a raison sans doute...Nous sommes donc a la toute fin de Pink Floyd, après le déchirement entre Waters et le reste du groupe...nous sommes la dans la période la plus sombre du groupe, avant un best-of et momentary lapse of reason et après the Wall, dernier album vraiment créatif de Pink Floyd. On avait déjà pu voir sur The Wall toute l'étendue de l'ego de Roger Waters, despotique, mais dans des compositions troublantes et profondes psychologiquement. J'abrège le suspense...ici, il n'en est rien...

Je me défends donc d'être un fan aveugle de tout ce qui sort de Pink Floyd, puisque cet article va porter sur le CD sans doute le plus pauvre du groupe. Je fais ce post sciamment, car il permet de bien comprendre pourquoi tout a coup, ca ne marche plus...Pourquoi je considère (et pas mal d'autres personnes, malgré des défenseurs ardents de l'album) cette création comme la crise de Pink Floyd ? Je peux faire la critique tout de suite...

Déjà vous avez pu lire si vous étiez attentifs, que j'ai mis comme groupe "presque" Pink Floyd. En effet...Waters, dans son trip égocentrique et mégalomane, a tout simplement congédié Wright, a relégué Mason comme gentil batteur qu'on entend pas, et a coupé le sifflet a Guilmour...Il reste qui ? Waters, Waters et Waters, of course ! Ce mec chante, fait la guitare, et compose tout tout seul. Alors pourquoi estampiller cet album "pink floyd" ? Car ce cher Roger Waters (etre génial au demeurant) considère qu'il a forgé le succès de Pink Floyd et qu'il utilise donc le nom comme résultat de son génie. Suivra un proces quant a l'utilisation du nom Pink Floyd, que Waters perdra, bien entendu...

Alors il y a quoi sur cette galette ? Et bien je dirais que c'est du Waters pur jus. Il part de son histoire personelle, la mort de son père (Fletcher Waters) a la guerre, et compose un album entier sur la Guerre, ses conséquences, les orphelins...On trouve donc un Album engagé, avec notamment une critique absolument acide sur Margaret Thatcher ("Maggie what have you done ?") qui avait poursuivi la guerre des Malouines...pourquoi pas...mais quand on entend 6 chansons sur le meme thème et qu'au début de la septième on entend "they disembarked in 45"...on est lassé.

On ne retrouve pas la profondeur de The Wall, puisque ces compositions sont si personelles qu'il n'y a que Waters pour les comprendre et crier au génie. Dommage...car la premiere chanson est prenante...autant the Wall avec son introspection psychologique est un album très réussi, et parfaitement viable musicalement, avec des innovations toujours gagnantes (Waters est tout de meme un homme à idées superbes)...mais ici...on ne voit que l'étalage de l'égocentrisme de Waters, avec des compositions pas toujours mauvaises certes, mais certainement pas au niveau d'avant the Wall...

Pourtant, il y avait sans doute de quoi faire une ou deux belles chansons...mais certainement pas un album entier. Waters sans Guilmour...c'est comme un ébéniste manchot...de bonnes idées, mais une réalisation musicale qui manque de panache ! Bien sur on retrouve quelques ingrédients qui ont marché de The Wall mais ici...la sauce ne prend pas. Un album trop...intime pour être vraiment compris...Un mélodrame un peu fade en fait...Trop de gandiloquence symphonique pour un album rock...On est en droit d'etre décus après des albums comme The Wall ou Dark Side of the Moon...

Quasiment un album solo, et un beau ratage...Quelques chansons sont néanmoins dignes d'intéret. (Fletcher memorial home, the post war dream...)

Ma chanson préférée : The post war dream

La note : 2/5

06 janvier 2006

Angel Of Retribution

Nom du groupe : Judas Priest
Nom de l'album : Angel Of Retribution
Date : 2005
Genre : Heavy Metal
Tracklist :
1. Judas Rising
2. Deal With the Devil
3. Revolution
4. Worth Fighting For
5. Demonizer
6. Wheels Of Fire
7. Angel
8. Hellrider
9. Eulogy
10. Lochness

Ma critique : Quand un groupe se reforme 35 ans après sa création, souvent on perçoit un intéret marketting seul et musicalement ou c'est minable ou c'est du réchauffé. Certes cet album est purement Heavy à l'ancienne et on sent bien comme un retour aux sources des anglais mais ce son à une sonorité très moderne et l'album est très varié stylistiquement avec des tounes un peu rock'n'roll (Deal with the devil), d'autres plus molles voire catatoniques (Revolution) ou encore une ballade pas trop mal (Angel) ainsi qu'un Lochness fantomatique. Comme d'habitude pléthore de soli de guitare et batterie efficace soutenus par une voix geniale (sa change de Ripper Owens) et des textes sympathiques. Bref c'est que du bon et sa donne envie de s'y mettre....

Ma chanson préférée : Deal With The Devil
La note : 5/5

Obscured by clouds


Nom du groupe : Pink Floyd
Nom de l'album : Obscured by clouds
Date : Juin 1972
Genre : Rock psychédélique (musique de film)

Tracklist :
1. Obscured by clouds
2. When you're in
3. Burning bridges
4. The Gold it's in the...
5. Wots...Uh the Deal
6. Mudmen
7. Childhood's end
8. Free Four
9. Stay
10. Absolutely Curtains

Ma critique :

Ah...1972. Pink Floyd signe ici sa troisième et derniere musique de film car ce CD est une BO, d'un film totalement passé inapercu, "La Vallée". Inutile de dire donc que ce CD est donc un des plus méconnus du célèbre groupe, et que la notoriété de Pink Floyd est aujourd'hui une super pub pour ce film dont personne ne sait rien :D Rien que la pochette...des points lumineux et flous...flou artistique d'ailleurs ? Et quel rapport avec le film ? Mystères...Et ce titre :D Comment voulez-vous faire autrement que de comprendre cet album dans le petit groupe "musique underground"...

Musicalement, je trouve que pour une musique de film, Pink Floyd a pris énormément de liberté, et d'ailleurs si j'avais pas regardé la pochette du CD j'aurais jamais imaginé que c'était une musique de film...Beaucoup d'originalité a mon sens, et des ballades absolument entrainantes, avec un Guilmour particulierement enchanteur. Quant a la voix, elle sait se faire discrète ou oppressante quand l'ambiance s'y prête bien. Ambiance le mot est lâché ! Encore une fois, après Meddle, Pink Floyd nous sort un album qui nous entraine, nous enveloppe plutot qu'autre chose. Personellement j'adore, mais j'admets que c'est un peu spécial...

A noter que cette fois, le synthé bizarre et psychédélique de Wright n'est peu ou pas utilisé, ce qui n'est pas vraiment étonnant quand on sait que la base de cette composition est un film...La musique est donc centrée sur des ballades...une voix posée (Waters), une guitare électrique ou acoustique plutot discrète mais vraiment mélodique...un Nick Mason qui pousse doucement tout ce petit monde pile au bon rythme pour coller au tempo d'une belle et douce ballade....tout doucement. Du piano meme quelquefois ! On sent qu'on est dans la période de recherche de Pink Floyd (qui aboutira sur Wish you were here...et Dark Side of the Moon un peu plus tard) qui touche un peu a tout, avec succès ! Qui aurait pu croire que ces garcons aux cheveux longs et aux substances illicites dans le sang puissent etre aussi mélodiques et calmes ! Il s'agit d'un autre registre que Meddle...mais c'est brillant ! On n'attendait rien d'autre que cette agréable surprise.

A noter le son CD est un peu étouffé je dois dire, et il est bon de pousser un peu le volume (ce qui n'est pas ma coutume, surtout avec Pink Floyd) pour laisser entrer ces merveilleux sons dans nos petites oreilles. Pink Floyd s'intéresse ici beaucoup a l'harmonie et à la mélodie, une préoccupation qui annonce bien sur Dark Side of the Moon, et qui est une excellente idée pour s'attirer un public plus large. Cependant, avec un film aussi peu connu, c'était une mission désespérée...

Bon il ne faut pas non plus espérer une musique plate...ca reste Pink Floyd tout de meme ! On a droit a notre dose d'effets sonores dans "mudmen" et a un talent purement musical, et comme toujours, enivrant plus qu'autre chose....D'ailleurs avec "childhood's end" on a là un thème cher a notre Syd qui manque au groupe (il avait d'ailleurs fait "see Emily play" sur ce theme) a propos de la nostalgie, de la mélancolie liée a l'enfance et au passé en général.

Le ton général de l'album est pas vraiment triomphal...c'est un bel assemblage de ballades, souvent tristes, et musicalement très réussies. C'est vraiment une musique relaxante et plaisante qu'ils livrent ici. Dommage qu'elle ne soit pas arrivée jusqu'aux nombreuses oreilles des amateurs de Pink Floyd...un Cd inconnu, trop introuvable...mais ca vaut la peine ;) Des sons jolis, des sons sympas...des ballades moins "psyché" que dans "the wall" mais ca reste dans le concept de faire une musique bercante et calme plutot que des mélodies purement "pop".

On reconnait bien dans cette galette le "son" si particulier qui fera la renommée de ces quatre joyeux drilles : Musique atypique, recherche sonore, thèmes particulierement psychologiques, cette impression d'apesanteur, d'iréel si géniale, et talent musical...de bonnes idées donc...avec de bons musiciens aussi...D'ailleurs Dark Side of the Moon va etre dans la suite, avec simplement une prise en main de Waters qui va imposer son fameux concept de continuité, et ces superbes hits dont je reparlerai peut etre...

Résumé : Un cd injustement méconnu ! Très bon album, malgré un son un peu poussif parfois...Il vaut le coup !

Ma chanson préférée : Mudmen

La note : 4/5 (vraiment réussi...il manque peut-etre le psychédélique qui il est vrai, ne se prêtait pas bien a un film, fût-il sujet de hippies :D)

Break Syndical


Nom du groupe : Les cowboys fringants
Nom de l'album : Break syndical
Genre : rock québécois
Date : 2002
Tracklist :

01 - En berne
02 - La tête à papineau
03 - Toune d'automne
04 - Heavy metal
05 - La manifestation
06 - Break syndical
07 - L'hiver approche
08 - A' polyvalente
09 - La noce
10 - Quand je r'garde
11 - Mon chum Rémi
12 - Salut mon ron
13 - Joyeux calvaire !
14 - Ruelle laurier


Ma critique : Bon désolé je peut pas faire aussi long que Jilou, mais c'est pas pour ça que je suis partisant de la "fast-food music"...

alors un album des cowboys très très bon dans lequel, comme l'a dit Zin, on trouve des chansons plus rock aux textes plus engagés que sur les précédents albums, et c'est sans doute ce qui me fait l'apprécier un peu plus que les précédents (c'est pas que j'aime pas les histoires de québécois, mais à force, je trouve qu'on tombe un peu dans le cliché du bucheron, surtout avec leur accent et leur parlé innimittables...) Ca commence avec une chanson venue d'ailleurs, qui ressemble fort à "L'hexagone" de Renaud, tant musicalement que du coté des paroles, qui aurait été adaptée pour le Québec. Puis on continue avec tantot des chanson graves (L'hiver approche, Mon chum Rémi) tantot des thèmes et des paroles un peu plus légers (Heavy metal, La noce), et des chansons plus ordinaires, plus "cowboyiennes"... Enfin, l'album s'achève sur un deuxième ovni, "Ruelle laurier" une chanson d'une tristesse à mourir qui vous prend aux tripes en racontant l'enfance d'un fils et ses relations avec son père...
Bref un album à découvrir, meme pour ceux qui n'auraient pas été convaincus par les précedents opus des cowboys fringants.

Ma chanson préférée : En berne

La note : 4/5

05 janvier 2006

Meddle


Nom du groupe : Pink Floyd
Nom de l'album : Meddle
Date : 1971
Genre : Rock psychédélique

Tracklist :
1. One Of These Days
2. A Pillow Of Wind
3. Fearless
4. San Tropez
5. Seamus
6. Echoes

Ma critique :

J'ai bien lu vos commentaires , mais a moi d'argumenter un petit peu. Si vous venez pour lire "ce CD est super !" et point final...Mouais...Autant lire le titre, le groupe et la note. Moi j'essaie de donner un peu d'histoire du groupe en meme temps, pour bien comprendre ce qui entoure le CD, car c'est vraiment important de connaitre ca lorsqu'on l'écoute. Pour moi, un CD n'est pas une galette de plastoc que je jette dans un grille pain électronique pour me procurer des sons agréables. Un CD, c'est un petit message qu'adresse le groupe au monde et ô chic j'en fais partie ! Alors j'écoute, et je me demande ce que peut bien contenir ce message. Il y a tant de choses qui comptent, que c'est impossible de réduire l'écoute d'un CD a quelques malheureuses lignes...Si la longueur du texte vous rebute...dommage. Mais j'y peux rien. Ce blog s'appelle "l'art" et non "le fast-food musical". Allez...je commence

Meddle est le carrefour de Pink Floyd. C'est la fin de la période purement psychédélique et on a dit adieu a Syd en 1968 déjà...c'est pas encore Waters qui prend les commandes, mais ca va venir ca va venir...techniquement, on trouve dans cet album un son plus riche et intéressant que dans les trips de Syd le précédant, mais cette richesse ne se fait pas au détriment des idées et innovations car qui aurait osé en 1971, mettre une chanson de 23 minutes sur un CD ? Pink Floyd ? et oui...et deux fois meme ! Sur Meddle et Atom Heart Mother. Déjà l'indépendence du groupe par rapport au reste de la scène musicale et a leur maison de disque...qui passera l'éponge sur leur audace puisque Meddle sera leur premier album couronné de succès commercial (quelques disques d'or, une reconnaissance publique) mais Pink Floyd reste et restera toujours un vilain petit poucet médiatique...d'ailleurs les membres du groupe peuvent prendre le métro sans souci d'etre reconnus car qui peut me dire a quoi ressemble Nick Mason ? ...ils n'ont jamais participé a aucune interview durant la vie (épique) du groupe. Ils n'ont jamais jamais fait de chanson typiquement populaire (comme les Beatles par exemple). Ils ont simplement fait ce qu'ils jugaient bon, et arrivés a leur notoriété personnelle, ils étaient convaincus que cela était bon. Et a mon sens...ca l'était ! Obscurs certes...mais plutot inventifs.


Meddle commence plutot doucement, avec une chanson "one of these days" qui joue avec l'inertie et la langueur des sons pour bien montrer la montée en puissance et les jeux d'échos qui vont de pair avec la suite de la chanson et de l'album. Pink Floyd ne s'écoute pas comme de la pop. Il ne faut pas avoir cette démarche de "j'écoute donc ca doit etre joli et me plaire". Il faut apprécier leur musique sans laisser d'autre chose que leurs sons envahir la piece. En effet pour les non-initiés, c'est plutot navrant car c'est incopréhensible...ca me fait penser a l'art de Magritte :D "réservé aux initiés". Psychédélique donc...Oui ! Mais pas si longtemps que ca...on a dès la seconde chanson cela devient plus "audible", mais dans la continuité tout de meme. Certains cherchent une voix, une guitare a mettre en avant. Pourquoi ? Pourquoi dès qu'un groupe sort de l'ordinaire et classique schéma des Beatles, il devient un marginal ? L'album continue doucement...bizarrement...Agréablement jusqu'a la premiere chanson notable "fearless". Un petit arpège pour la séparer du reste, et ca commence...doucement...le rythme n'est pas lent ! Il est hypnotique...encore une fois Pink Floyd sort de l'ordinaire...avec succès ! La chanson se poursuit sans heurt...un son minimaliste...une guitare bien balancée...une voix si douce, qu'il ne faut pas espérer plus de vitesse et d'énergie populaire dans "fearless".

Il nous reste trois chansons. Je vais pas vraiment m'étendre sur "san tropez" et "seamus"...ce sont des ballades "jazzy" pour la premiere et un peu "blues" pour la seconde...encore une subtile transition au chef d'oeuvre du cd...echoes ! Ce sera d'ailleurs le titre du Best - Of Pink Floyd...une sorte de tribut a cette chanson qui forgea un nom dans le marbre des groupes talentueux. Echoes donc...ne s'appréhende décidément pas comme de la musique "conventionnelle". Une intro faite de ponctuations sonores...d'échos précisément...mais c'est tout ! Extremement progressif et soigneux dans les transitions, le thème principal arrive avec les paroles, déversant un peu de poésie dans l'univers sonore qu'il laisse derriere. Echoes sort donc du lot...vraiment pas banal d'entendre une chanson avec autant de diversité sonore et d'exotisme, tout en restant parfaitement psychédélique mais si planante, enivrante...Cette chanson n'est pas une chanson :) C'est une atmosphère a elle seule.

Résumé : peut etre pas le meilleur album de Pink Floyd, mais rien qu'avec Echoes, on tient la une excellente raison de se procurer ce disque...

Ma chanson préférée : Echoes (6)

La note : 4/5 (quand meme quelques chansons un peu accessoires...)