Alors voilà ici c'est un espace de libre culture de soi où tout un chacun pourra venir s'abreuver de la musique des autres et présenter ses goùts. Chaque message est ouvert donc n'hésitez pas à participer ça nous fera plaisir...

24 mars 2006

La Grand Messe


Nom du groupe : Les cowboys fringants
Nom de l'album : La Grand Messe
Genre : rock québécois
Date : 2005
Tracklist :
01 - Intro
02 - Les étoiles filantes
03 - Ti-cul
04 - 8 secondes
05 - Plus rien
06 - Hannah
07 - Symphonie pour Caza
08 - La Reine
09 - En attendant (le reel de nos gens)
10 - Lettre à Lévesque
11 - Ces temps-ci
12 - Ma belle Sophie
13 - Shish Taouk
14 - Camping Ste-Germaine
15 - Si la vie vous intéresse
16 - Épilogue : Si tu penses un peu comme ça

Ma critique : L'album de la maturité pour les cowboys fringants. Destextes parfois très lourds, souvent superbes, des chansons explorant tous les domaines, de la ballade amoureuse au pamphlet alter-mondialiste. Vraiment un superbe album, avec des chansons géniales musicalement (le début de "La Reine" est un chef d'oeuvre de musique entraînante), mais aussi au niveau des textes, ultra-touchants à tous les niveaux ("8 secondes" ou "Plus rien" sont à pleurer sur le sort de la planète; "La Reine" raconte une superbe histoire; l'Epilogue dresse un tableau du capitalisme et de l'ambiance mondiale actuelle assez épharant mais tellement réél....).
Et puis les musiques des cowboys sont tellemnt géniales, avec cet accordéon ou ce violon inimitable, que malgré la tristesse des textes (pas tous quand même, on retrouve aussi des chansons pleines de l'humour fringant du groupe, comme le "Camping Ste-Germaine"), on écoute cet album d'un bout à l'autre, et (personnellement en tout cas...) on l'apprécie énormément.

Ma chanson préférée : Les étoiles filantes (pour la beauté du texte et de la musique)

La note : 5/5

15 mars 2006

Headhunters




Nom du groupe : Headhunters
Nom de l'album : Headhunters
Genre : Jazz-électro-funk
Date : 1973
Tracklist :

01 - Chameleon
02 - Watermelon man
03 - Sly
04 - Mein Velter


Ma critique :

Ah. Voila une curiosité. Oui, ENCORE une :D. Herbie Hancock, le pianiste jazz le plus reconnu sur la scene américaine, signe une innovation parfaitement incongrue, le jazz-funk-électro. Comme ca. Sans prévenir :D. Déjà, quand on lit le titre de quatre pistes sur le dos du CD, avec des durées comme 15 min pour Chameleon...on est curieux ! Bon, a dieu vat, on glisse subrepticement le CD dans le lecteur...et ca commence...

Premiere impression, c'est MOUUUUUUUUU...terrible ce son d'orgue des années 80 qui semble taillé dans le beurre tellement le son fond dans l'air...Pas de groove violent, pas d'improvisation fantaisiste...juste du calme et de l'électro des années 80 (trop bien donc :D). Discrètement, le jazz entre en piste et vole la vedette à l'arriere fond funky. Tout cela dans l'harmonie la plus agréable et la plus progressive.

Faut pas avoir peur du temps des pistes, celui-ci est très bien justifié par ce souci de progression et d'entrée en piste des instruments, au jeu d'enlacements des mélodies, aux bizarreries sonores rendues propices par l'électro et par les synthés étranges...une basse discrète, mais qui remplit parfaitement son role de régulation et de punch pour ponctuer ces élucubrations sympathiques.

Le premier morceau, Chameleon, est le chef d'oeuvre du disque. LE morceau du jazz-funk. Une tuerie. Si on écoute sans y prendre garde, les instruments arrivent tellement progressivement qu'on ne se rend compte de rien, et suivent leur cours en apportant leur sonorité à la mélodie déjà bien balancée...Un morceau qui ne renie rien au jazz traditionnel, puisque les délires finaux servent la cause du jazz loin des standards académiques de la musique : surprise ! Et quelle surprise ! C'est tout bonnement excellent. Une base mélodique on ne peut plus simple, mais autour, un tissage instrumental absolument fantastique.

Les autres morceaux sont du meme tonneau, avec sans doute moins le désir de faire un hit comme Chameleon...et plus de liberté de création du coup. Sly est par exemple d'une harmonie remarquable, et d'une muscalité exemplaire, alors que Mein Velter se permet des dissonances jazzy du plus bel effet sur un album dans une passade entre plein d'univers : le jazz, le funk, la soul, le blues, l'électro...d'ou le titre de la chanson phare sans doute.

Résumé : Album mythique et référence du genre, sans doute le tout meilleur d'Herbie Hancock. Métissage musical d'une qualité exemplaire.

Note : 5/5

Chanson préférée : Chameleon

Embryo



Nom du groupe : Pink Floyd
Nom de l'album : The Embryo
Genre : Rock psychédélique made in UK
Date : 1968
Tracklist :
01 - Let there be more light
02 - Point me at the sky
03 - Murderistic woman
04 - Julia Dream
05 - The Embryo
06 - A Saucerful of secrets
07 - The Narrow Way
08 - Green is the color

Ma critique :

CD de Pink Floyd totalement mais alors totalement zappé en France (et d'ailleurs absent de toutes les discographies francaises du groupe) Embryo vient a nos oreilles éblouies en 1968. A cette époque, c'est le sale flottement entre le Syd génial et inventif et le Syd viré pour abus de LSD...Donc on a son influence...pas toujours directe. Il est sur la jaquette, mais n'a pas composé de chanson directement, malgré sa "patte" sur Julia Dream par exemple...

Un CD synchro avec Saucerful, ce qui nous donne beaucoup, beaucoup de recherche psychédélique...et c'est vraiment du bonheur. Je crois que ce sont des sessions spéciales de la BBC ou quelque chose du genre, car meme les morceaux connus ont une autre tonalité...et réécouter "the narrow way" dans CETTE version ci a été un vrai plaisir. Un son légèrement étouffé sur ma version, et plutot de qualité médiocre. Qu'importe ! La qualité musicale est la, et bien la...(ca doit venir de Abbey Road :D)

Embryo n'est pas vraiment un CD qui sort comme ca pour lancer de nouveaux concepts tout rutilants de substances prohibées. C'est une reprise de leurs hits de la seule année 1967 (c'est dire leur fertilité musicale...) avec une chanson inédite à mon sens, Embryo. On est donc en terrain connu, et c'est un plaisir immense d'écouter les enjambées vocales de Waters dans ses oeuvres splendides...

Comme d'habitude, pas de batterie qui fait boum boum, pas de grosse guitare ravageuse...juste la garantie d'un voyage musical totalement dépaysant et enivrant, dans un pays ou les innovations ne sont pas limitées par les maisons de disque frileuses...Merveilleuse galette donc, où Pink Floyd fait un travail efficace en 8 chansons (un gros gros score pour ce groupe) pour réussir a nous tirer de la routine musicale.

Voix étranges, chansons mystérieuses, influences psychédéliques déroutantes, et plaisir d'écoute assuré...Les flottements gracieux de Murderistic Woman suivent la mélodie incroyablement prenante de Point me at the sky, pour arriver au morceau le plus space de tous, Julia Dream, une sorte de conte épique avec un interlude électro...vraiment, une réussite, qui sera reprise dans tous les best-of. (du moins les MEILLEURS best-of, car Echoes n'est certainement pas le meilleur)

Résumé : Encore un Cd passé a la trappe en France, et un gros hit de Pink Floyd, qui signe une alchimie parfaitement réussie entre le bizarre, le psychédélique, l'agréable a l'écoute, l'innovation musicale et le voyage poétique.

Note : 5/5

Chanson préférée : Point me at the sky

Crisis, what crisis ?




Nom du groupe : Supertramp
Nom de l'album : Crisis, what crisis ?

Genre : Slow-rock britannique

Date : 1975

Tracklist :
01 - Easy does it

02 - Sister Moonshine

03 - Ain't nobody but me

04 - A soapbox opera

05 - Another man's woman

06 - Lady

07 - Poor boy

08 - Just a normal day

09 - The meaning

10 - Two of us


Ma critique :

Supertramp est un groupe britannique (oui encore !) qui, malgré une certaine estime auprès d'un public de connaisseurs jouit d'un mépris total. Un succès commercial ridicule comparé à la qualité de la production, des critiques absolument démesurées, et des difficultés financieres ont empeché le groupe de gouter au succes médiatique et populaire. Réjouissons nous de faire partie des avertis :). Cette part d'insuccès leur a permis d'éviter nombre de bouses totalement "pop" (un courant parfois détestable) et de parcourir leur petit bout de chemin sans autre contrainte que leur créavité et un budget raidos...

"Crisis what crisis" est un cd plein de maturité du groupe...on voit bien que c'est pas un blockbuster...un CD assez inégal au niveau des chansons par exemple...MAIS, on retrouve ici le "son" supertramp, a savoir le fameux synthé-orgue "acide" (c'est moi qui donne cette appellation) au son plutot acidulé (difficile a décrire) et la voix du chanteur (illustre inconnu) qui est plutot particuliere aussi, et qui provoque soit la détestation pure et simple soit la sympathie relative a l'originalité des compositions et de cette fameuse voix. les choeurs aussi, avec le riff de voix si entrainant...

Les themes sont des plus classiques : l'amour (toujours...) la tristesse, le départ, le voyage, les filles, des petites ballades sympathoches...une recherche instrumentale et sonore qui mérite le détour, pour un groupe des années 70 injustement obscurci...Une musicalité plutot tristouille, voire carrément mélancolique, très agréable a écouter...parfois surprenante, mais souvent plaisante. Supertramp s'inscrit dans cette époque non pas par une technique époustouflante (comme Hendrix) ou par un nouveau genre musical épaulé par un groupe terriblement inventif (Pink Floyd) ou par je ne sais quoi d'autre. Il s'inscrt discrètement, par la petite porte...et c'est pourquoi je trouve utile de souligner leur production.

Personnellement, je suis sous le charme des basses vaporeuses et de la voix, ce qui donne un style très léger, et un poids terriblement dramatique aux paroles...et une force aux choeurs. Ici, pas de chichis instrumentaux. Une batterie, une guitare (pas toujours), un synthé, et une voix (parfois plusieurs). Pas (trop) de fantaisies, mais des emprunts à l'orchestre classique qui sont, je dois dire, une belle réussite.

Ce n'est pas le CD du siècle, ce n'est pas un blockbuster commercial, c'est juste un groupe anglais sans prétention qui a un aspect obscur et inconnu...et qui nous donne l'occasion d'apprécier leurs mélodies. Foncez !

Résumé : Un CD injustement méconnu, très représentatif de Supertramp, intéressant et agréable. Amateurs de ballades pas trop jazzy mais plutot réfléchies et prenantes...n'hésitez pas a (re)découvrir Supertramp !


Note : 5/5

Ma chanson préférée : Another man's woman

01 mars 2006

Picardia Independenza


Nom du groupe : Fatals Picards
Nom de l'album : Picardia independenza
Genre : bête-rave-rock
Date : 2005
Tracklist :

01 - A l’enterrement de Derrick
02 - Dors mon fils
03 - J’aimerais pas être déjà mort
04 - On est des oufs
05 - Est-ce que tu veux avec moi ?
06 - Non rien ne pourra
07 - La balade mentale

08 - Qu’est-ce qui nous prouve ?
09 - On a tous des préjugés
10 - Picardia Independenza

11 - C’est sûr on se bougera
12 - Dis-moi
13 - Les bourgeois
14 - Quoi encore ?
15 - Je ne suis pas cherché à vous
16-32 Pistes mal cachées

Ma critique : Les Fatals picards, c'est très simple... soit on adore, soit on deteste, y'a pas de possibilité intermédiaire... Moi, j'adore... Picardia Independenza est leur 3ème album, surement le meilleur (les critiques des précedents viendront...). Cet opus contient des chansons, comment dire... fatalpicardiennes à souhait... Mais que veut dire ce nouvel adjectif??? eh bien il signifie une musique pas très poussée (quoi que certaines chansons présentent des passages plus que corrects... comme les transitions couplet-refrain de "Dors mon fils" ou "J'aimerais pas être déjà mort"), mais surtout des paroles venues d'ailleurs... bourrées de jeux de mot plus ou moins géniaux ("Si t'aimes pas les gens méchant visite le Gabon"... et tant d'autres), d'allusion ("A l'enterrement de Derrick"), et de stupidités exaltantes ("On est des oufs"). Derrière ce coté plutôt drôle, se cachent aussi parfois des textes plus ou moins engagés, contre la musique de merde ("Est-ce que tu veut avec moi"), les râleurs("Quoi encore"). Ces textes sont pris au 72ème degré, le groupe prenant un malin plaisir a retourner leur engagement ("C'est sur on se bougera").
Voilà, un conseil, essayez... Si vous aimez, gavez-vous en, si vous aimez pas, arrêter au bout de trois minutes, avant d'avoir des pulsions meurtirières, ou avant de vouloir rayer la Picardie de la carte...

Ma canson préférée : Dors mon fils

La note : 4,5/5

N.B : N'hésitez pas à aller jusqu'au bout des pistes (mal) cachées, meme si certaines sont un peu lourdes... ;)